Stimulaques - "Objets à caresser"

Objets à caresser

“Au fil de sa quête, le lien s’affirme et impose la laque comme moyen de communication. Les Stimulaques sont créés à deux. L’un invente une forme, façonne selon son désir l’objet à manipuler, caresser. Puis Martine prolonge la relation par la laque qui singularise définitivement l’objet.”

Françoise Seince – directrice des Ateliers de Paris

Les « stimulaques » naissent dans les interstices des doigts et de la main mettant à nu un espace invisible, qui se révèle par l’objet stimulaque unique à chacun… La laque donne ensuite une peau étrangement intime à l’objet l’artiste posant couches de laque sur couches de laques comme les strates du temps-existence permet au stimulaque d’être le lien fragile (l’interstice) du  temps à l’infini : espace invisible, sans commencement ni fin, sans limites et indéfinissable du Ma japonais, (vide premier d’où procède toutes choses).

Le Ma au Japon est « l’entre-deux », comme un milieu entre rien et tout, entre le néant et l’existant…c’est cette notion de l’espace, d’entre-deux, d’interstice, que j’aime faire contenir aux stimulaques, nés de ces intervalles entre les doigts de la main. Elle est au cœur même du processus de création. De même dans les espacements fluides silencieux ou bavards des bâtons magiques la laque est là pour marquer le temps qui passe et s’inscrit sur les bois, elle est le lien, l’interstice de la mémoire.